COMMENT LES PENSÉES CRUES SONT CUITES
Je t'invite, en cet instant, à demeurer simplement tranquille.
Ne fais aucun effort. C'est infiniment simple.
Tu es naturellement silence.
Naturellement Présence.
Observe :
Ici et maintenant est intemporel.
Tu n'as pas de passé.
Tu n'as pas de futur.
Tu n'as aucune définition.
Tu ne t'associes à aucune pensée.
Tu ne t'attaches à aucun objet apparaissant.
Il n'y a que la Présence.
Cela est permanent, sans commencement ni fin, intemporel, non conceptuel, absolument réel.
C'est Cela que tu es.
Reconnais-toi, et la souffrance se dissipe d'elle-même. Elle n'était nourrie que par des pensées crues ; mais, éclairées par l'évidence de ta nature fondamentale, elles deviennent cuites dans le feu de la conscience.
Cela te paraît peut-être trop simple…
Mais que cherches-tu de plus ?
À quoi es-tu attaché ?
À un état ?
À des sensations ?
À une condition particulière ?
Non associé, tu es liberté. Et tout est libre d'être.
Aucune lutte.
Aucun refus.
Aucune résistance.
Le connu semble rassurant, mais il t'enferme dans ses filets illusoires. Rien ne peut véritablement être saisi. L'imprévu naît à chaque instant.
Seul Cela demeure : la Source, l'Origine silencieuse, la substance même de toute apparition.
Fais confiance à ce que tu Es.
Avant toute pensée,
avant tout monde,
avant même le mot « je ».
Amour et Paix
Ne perdez pas votre temps à essayer de changer l'inchangeable.
Ne perdez pas de temps à essayer de stabiliser la relation.
Ne perdez pas votre temps à essayer de contrôler votre esprit.
Prenez le temps de vous observer comme une prise de conscience ;
pour confirmer que vous êtes le témoin et pas seulement le témoin.
Prenez votre temps pour vous assurer d'observer tout cela,
et que vous n'êtes pas seulement ce qui est observé comme un phénomène.
C'est la voie droite, parce que quand vous regardez ou essayez de contrôler l'esprit, vous êtes dans un champ très large. Elle maintient la germination. C'est comme un énorme arbre, banyan que tu essaies d'élaguer, de nouvelles feuilles arrivent.
Donc il y a un temps pour ça. Il y a un temps pour mettre de l'énergie à corriger quelque chose qui apparaît dans votre corps esprit, mais peut-être ne pas être votre objectif premier.
Votre objectif principal devrait être de maintenir et de confirmer votre calme. Restez à la place du calme. Quand vous êtes connecté à cela, le mouvement ne vous affectera pas. Tu ne seras pas mort pour lui, mais tu ne seras pas dominé par lui.
C'est un changement d'habitude, parce que notre habitude est toujours d'aller immédiatement sur la scène du crime, où l'énergie, où le pouls est, et ressentir de la confusion, de l'impuissance, de l'anxiété
Mais ici tu dis "NON ! ".
Tout ce qui apparaît dans le royaume du manifeste passera bientôt, mais la conscience ne passera jamais.
Soyez à la « place où rien ne se passera » et observez, appréciez le carnaval de l'Existence.
Regardez le théâtre de la conscience dans lequel vous commencez aussi à jouer le jeu du temps et du changement, mais qui est regardé depuis l'intemporel.
Regardez ça.
Un jour hors du temps, Cela s'est reconnu...
Ce "je" n'était plus localisé. Il ne donnait plus l'impression d'exister de manière indépendante. Il était et il est à la fois tout… et rien.
Présent, vivant, et pourtant insaisissable.
Depuis, à chaque pas, je me sais être. Ma résidence semble être ce corps, mais même sans lui, je suis… et je demeure.
Il est devenu clair que la Conscience s'était simplement identifiée au contenu du mental.
La confusion s'est dissipée.
Les pensées continuent d'apparaître, mais Cela que je Suis reconnaît leur nature éphémère.
Une pensée est une pensée.
Une histoire est une histoire.
Une sensation est une sensation.
Et, je demeure intact, inchangé, à chaque instant.
Chaque souffle est neuf.
Chaque instant est maintenant.
Chaque pas est unique.
Je n'ai pas de passé.
Je n'ai pas de futur.
Je suis ce présent pur, dans lequel tout apparaît et disparaît sans jamais m'altérer.
Cette conscience se reconnaît elle-même. Non pas comme une idée, une croyance ou un concept, mais comme une Présence, une ouverture simple, éveillée.
Plus cette Présence se reconnaît, plus elle voit son reflet partout. Alors il devient évident que nous ne sommes pas limités à un corps, ni à une histoire. Le corps, le mental, l'identité… ne sont que des expressions d'une seule et même Présence.
Plus je réalise que ce que je suis est intemporel, au-delà de tout ce qui apparaît, plus je vois que cette même présence est aussi le monde. Tout ce qui survient, tout ce qui existe… n'est que l'autre face de ce que je suis.
Lorsque j'ai vu que ce qui regardait à travers mes yeux n'était pas un conditionnement, mais la Conscience elle-même, j'ai reconnu qu'elle regardait aussi à travers tous les autres regards.
Le même regard, partout :
Dans les êtres, dans les arbres, dans les pierres, dans le silence même....
Ce n'est pas une idée.
Ce n'est pas une croyance.
C'est une évidence vécue !
Personne ne me l'a enseigné, et personne ne peut vous l'enseigner. Car cela ne s'apprend pas. Cela se reconnaît.
Quand le conditionnement cesse de diriger la vie, le sentiment d'être une personne séparée s'efface.
Et ce qui reste… c'est l'Amour.
Un amour sans objet, sans centre,
qui est déjà là, en chacun, à chaque instant.
Parfois, l'identité semble revenir.
Parfois, elle s'efface.
Mais moi, je ne disparais jamais.
Alors une question demeure, simple et brûlante : qui suis-je, réellement ?
Lorsque je me reconnais comme l'espace qui accueille les pensées, l'identité se dissout d'elle-même.
Je me sais être cette totalité silencieuse, toujours présente, toujours intacte.
N'être personne déroute le mental.
Alors il tente de remplir cet espace.
Mais tout ce qu'il construit finit par être ébranlé.
Si je veux vraiment me connaître,
je dois accepter cette ouverture,
ce vide vivant, cet espace sans forme.
Pourquoi en avoir peur, alors que c'est ce que je suis déjà ?
Oui, il peut y avoir un vertige.
Une impression de disparaître.
Cette peur elle-même apparaît et quand elle est vue et non prise comme une menace, elle se dissout car la vision claire transperce.
Croire à cette peur, ce serait comme avoir peur de mon reflet dans un miroir. Alors je le traverse et je réalise que tout va bien. Je découvre que je suis le même, partout.
Ce que je suis ne peut pas être construit, ni détruit, car toute construction et toute destruction apparaissent en moi.
Je suis cet espace vide…plein de lui-même, plein de toutes les potentialités.
Silencieux.
Incréé.
Libre.
Sat-Chit-Ananda
Note : ce "je" qui parle tout au long de ce texte n'est autre que toi-même la Conscience.
Une question percutante pourrait nous ramener à l'évidence de ce que nous sommes.
La réponse ne serait pas une compréhension, mais une expérience vivante ; idéalement elle provoque un déclic intime.
Les paroles des maîtres sont des indications. Ils ont laissé de nombreux enseignements, non pour que nous accumulions des réponses, mais pour ouvrir un espace où la vérité puisse être découverte en nous-mêmes.
J'aime profondément cette évidence de découvrir par Soi-même. Car tant que cela demeure une compréhension mentale, il n'y a pas de véritable réalisation. La vérité doit être éprouvée, vécue intérieurement. Elle se révèle du dedans et s'éclaire comme une évidence silencieuse.
Les questions que nous gardons vivantes, sans chercher à les résoudre par le mental, dissolvent peu à peu les voiles. Alors, la Vérité se révèle d'elle-même.
Je me suis amusée à écrire quelques questions qui peuvent soutenir cette révélation :
- D'où jaillit le « moi » ?
- Qui suis-je, avant toute pensée à propos de moi ?
- Qu'est-ce qui est conscient de cette expérience présente ?
- Qui perçoit ce corps ?
- Qui entend ces sons ?
- Qui observe les pensées apparaître et disparaître ?
- Est-ce que ce qui voit change lorsque les expériences changent ?
- Ce qui est conscient a-t-il une forme, un âge, une limite ?
- Puis-je trouver un "moi" solide en dehors d'une pensée ?
- Avant de dire « je suis ceci » ou « je suis cela », que suis-je simplement ?
- Qui suis-je dans le silence entre deux pensées ?
- Qu'est-ce qui ne naît jamais et ne meurt jamais ?
- Qu'est-ce qui demeure dans le sommeil, le rêve et l'éveil ?
- Le témoin est-il séparé de ce qui est vu ?
- Qui serais-je sans mémoire ?
- Qu'étais-je avant le premier "je" ?
- La présence demande-t-elle un effort ?
Le plus important n'est pas de multiplier les questions, mais d'en laisser une seule descendre profondément.
Comme une flèche retournée vers la source.
Elles ne sont pas là comme une réflexion philosophique, mais comme une plongée nue, sans chercher une réponse verbale.
La question devient alors un feu qui consume les fausses identités.
Et parfois, au cœur même de cette investigation, quelque chose se retourne silencieusement :
la recherche s'efface, le chercheur se dissout… et demeure seulement la Présence, simple, sans nom.
Quelle question est la plus pertinente pour toi ?
Si tu as l'élan partage-la et dis-nous ce qu'elle révèle...
Si je voulais partager un message avec le monde entier...
Je dirais ne vous inquiétez de rien.
Vous vous en souvenez, vous n'êtes pas ici par accident. Même sous cette forme. C'est juste un costume que vous devez porter pendant un certain temps. Mais celui qui est derrière ce costume, celui-là est éternel.
Si vous le savez et avez confiance en cela, vous ne réagirez pas et n'agirez pas si prématurément.
Vous resterez simplement silencieux et permettrez à votre esprit de revenir gentiment dans votre cœur. Ensuite, vous commencerez à voir à partir de votre état naturel.
Votre cœur est si plein d'amour et de paix.
Vous n'avez pas besoin d'aller en Inde pour trouver la paix, vous n'avez pas besoin d'aller dans l'Himalaya ou dans les Caraïbes pour trouver la paix et le bonheur parce que c'est juste là où vous êtes.
Je veux partager quelque chose avec vous :
Quand vous dites " Je "...
Le vrai sens de " Je " c'est la Joie, c'est le Bonheur, c'est la Vie et le Témoin de la Vie.
Toutes les autres choses passent à côté. Comme des nuages dans le ciel. Vous ne voulez pas vous accrocher à aucun nuage, sinon combien de temps cela va-t-il durer?
Laissez-les passer. Laissez-les passer.
Quoi qu'il arrive dans la vie, tout va bien.
Soyez simplement Heureux, Heureux, Heureux !
ÊTRE RIEN C'EST ÊTRE TOUT
En raison de l'ignorance, les gens s'identifient à leur corps. Cette identité prendra fin au moment de l'incinération ou de l'enterrement. Ce que vous êtes en réalité, tel que je vous l'indique, ne sera pas détruit. Il se sépare du corps du défunt. Ce qui quitte le corps, c'est la forme de Dieu. La connaissance croit à la mort en raison de l'ignorance. Si la mort était une réalité, même dans un seul cas, tous les êtres vivants seraient morts. Un corps est vivant grâce à la conscience. A cause de la séparation avec la conscience, on pourrait dire que le corps est mort. Comme vous êtes la conscience et pas le corps, vous n'avez pas de mort.
Il n'y a pas de Dieu différent du dévot, et aucun fidèle différent de Dieu. Ce dévot est la conscience, ou le Dieu ancien. Vous n'êtes pas conscient de cela en raison de votre identité du corps et de la certitude de la mort. L'univers entier est composé de cette conscience unique, en raison de quoi vous savez que vous existez. Être régulièrement en méditation et pendant de longues durées, c'est la marque d'un véritable enfant du Guru. À tout moment , en cas de difficulté, chantez : "Guru, Guru". Celui qui est sans peur en toute situation n'a pas de mort du tout.
CE QUI EST PERMANENT NE PEUT PAS ÊTRE ATTEINT
Consciemment, reconnaissez où vous êtes toujours. La reconnaissance n'est pas d'atteindre un nouvel état, bien que la reconnaissance donne naissance à des états exquis, sublimes.
Il y a des traditions qui enseignent comment atteindre des états grandioses, puissants, yogiques. Ce que je pointe est « qui sommes-nous toujours? »
Tout ce que nous atteignons n'était pas là avant que nous l'atteignons. Ce qui est permanent ne peut pas être atteint et ne peut pas être perdu.
Vous savez qu'on ne peut pas faire confiance aux apparences. Les ombres ne sont pas fiables. Les images non plus. Ce que vous avez supposé être solide et réel ne peut pas être fiablement déclaré solide et réel. Tout ce qui va et vient, change ou disparaît, ultimement ne peut être déclaré fiable, sauf pour aller et venir, changer ou disparaître.
Si vous cherchez ce qui est absolu, ce qui est permanent, alors vous devez arrêter de regarder ce qui est relatif et impermanent. Stopper cette recherche révèle le Soi comme non-lieu en particulier et personne en particulier.
Si vous écoutez juste ces mots, il se peut que vous vous appropriez quelque chose de particulier. S'il vous arrive de remarquer que la substance de ces mots, et les mots eux-mêmes vont et viennent, alors vous saurez que les mots eux-mêmes ne sont pas dignes de foi. Ce en quoi les mots s'élèvent, quoi qu'il en soit, ce vers quoi ils pointent, ce en quoi ils existent, et en quoi ils retournent est la permanence, elle-même- vraie, présence éternelle-, ici maintenant, et toujours.
J'ai cru sauter dans l'inconnu, mais en réalité j'ai seulement fondu en moi-même.
Et Cela s'est re-connu.
J'ai cru faire un chemin et passer du moi au Soi, mais en réalité il n'y a toujours eu que "Je" jouant à "je", jamais deux, toujours l'Un.
J'ai cru être limitée, mais en réalité ce n'étaient que des pensées : je suis l'illimité.
J'ai cru qu'il y avait des autres qui me faisaient peur, mais en réalité il n'y a toujours eu que moi jouant à cache-cache.
J'ai cru en un Dieu à l'extérieur de moi et me jugeant de mes mauvaises actions, mais en réalité Dieu joue à être moi (il est au bal costumé) et est Amour ; c'est le mental et sa programmation qui jugent par ignorance.
J'ai cru être un centre de contrôle qui pouvait choisir, décider, maîtriser, mais en réalité je suis la Vie, libre, spontanée, pourvue d'une intelligence globale qui dépasse le mental.
Il peut se reposer en ce que Je Suis.
Ici et maintenant, Je Suis !
L'invitation est : retourne l'attention de ce qui est objectivable vers l'Absolu non objectivable.
Ne cherche rien en particulier, laisse-toi Être Cela sans formes, ni nom.
Se donner le Darshan
Ne plus mendier l'amour...
Basculer dans la Réalisation : Je Suis Amour.
Et depuis là, offrir à toutes les facettes de notre humanité cet amour inconditionnel,
tel un baume silencieux posé sur chaque partie du vécu.
Cet Amour pur, que l'on perçoit dans le regard ou les bras d'Amma quand elle donne le Darshan, n'est pas réservé à quelques êtres.
Il vit en chacun.e.
Il est là, disponible, à travers toi.
Lors de la session de juillet de l'École de la Liberté (5ème parcours commencé il y a 1an),
l'invitation spontanée a jailli pour une participante : Donner le Darshan.
Voici ses mots, son témoignage :
"À l'instant de l'invitation à donner le darshan, je reste quelques secondes sans comprendre réellement que c'est à moi que s'adresse l'invitation à offrir... un micro-étonnement, comme si la " petite personne" ne pouvait pas le concevoir...
Il me faut lâcher totalement "l'idée" et me laisser ressentir le socle... laisser l'invitation S'ACCOMPLIR d'elle-même.
J'observe alors le corps se lever, tendre les bras, il n'y a plus de pensées, pas d'émotions, je ressens simplement la chaleur dans le cœur... puis ÇA TRANSMET naturellement... avec Muriel (une autre participante), par le zoom, c'est par le regard que ça transmet... avec les êtres présents, le hug prend la forme d'un seul cœur vibrant... C'est simple et tranquille ...
De retour sur ma chaise, c'est simple et tranquille...la joie est là...
Geneviève "
Donner le Darshan, ce n'est pas quelqu'un qui le fait ! C'est directement l'Amour pur qui se donne."
Toutes les expériences issues du paradigme de la séparation sont en quête d'amour…
Elles croient en manquer.
Et si, au lieu de chercher à recevoir,
tu offrais le Darshan à ta propre structure ?
Être la Présence, et aimer chaque aspect de soi.
S'embrasser de l'intérieur.
Accueillir les parties blessées, oubliées, jugées…
Les envelopper de cette tendresse sans cause.
J'en ai fait l'expérience et tout fond en l'Amour.
Une détente s'installe,
et la clarté surgit :
il n'y a que cela…
Un Amour sans attente, sans désir.
Juste la béatitude d'Être.
Veux-tu essayer ?
C'est très simple.
Plonge ton attention au cœur de toi,
dans cet espace immobile, ce puits sans fond d'Amour inconditionnel.
Laisse-toi être.
Puis choisis ce qui résonne pour toi :
• Laisse les aspects personnels se déposer en cet Amour.
Comme des enfants fatigués qui trouvent enfin refuge dans les bras de l'Accueil.
Ou
• Depuis l'évidence d'être Amour,
prends dans les bras du cœur chaque facette qui se présente et offre-lui le Darshan.
Je serais heureuse de lire ton témoignage, ton vécu. N'hésite pas à me le partager ...
Depuis que la bascule s'est faite,
je perçois combien la structure individuelle se transforme, influencée par la Paix et la Présence.
Elle évolue, elle se réinforme,
baignée par la Source.
Il y a l'évidence :
Nous sommes Amour, Paix, Félicité.
Et la personnalité,
inhérente à cette manifestation,
se laisse doucement traverser.
Le poids de l'illusion s'est dissous.
La séparation n'est plus qu'un vieux rêve.
Alors, tout circule.
Libre.
Fluide.
Aimé.
Amour et Bénédiction
Quand tu demandes, sois prêt à recevoir…
J'ai demandé à ce que se libèrent les derniers attachements et voiles.
J'ai reçu.
Cela s'est accueilli.
Cela se fait…
Incroyable intelligence à l'œuvre.
Je ne souhaite pas posséder plus de biens, plus de sécurité, mais être affranchie de toutes illusions.
Demande, et tu reçois !
Ce qui peut être ébranlé, ce sont les idées qui ont été crues.
Laisse tout s'effondrer, il restera toujours toi, ce beau Silence, cette Paix inébranlable…
Ce que nous sommes est la seule stabilité et vérité.
Ne t'attache plus à des chimères.
Sois libre et vivant !
C'est la prière qui se propose.
Amour vibrant,
Ma nature est Béatitude
Extrait de l'Avadhûta gîtâ
Que tout ceci soit réel,
Que tout ceci soit irréel,
N'est pas pour moi un objet de pensée.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.
Je ne perçois ni nuit ni jour,
Ni dehors ni dedans,
Et ni non plus de division intérieure
Ma nature est Béatitude, je suis libre.
Conscience et inconscience n'ont pas pour moi d'existence,
La forme de la conscience je l'ignore.
Comment parler de conscience et d'inconscience.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.
Je ne suis pas relié au juste. Je ne suis pas relié à l'injuste.
Je ne suis pas relié à la servitude. Je ne suis pas relié à la délivrance.
Être relié ou être séparé, je l'ignore.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.
Haut et bas n'ont jamais pour moi d'existence,
Je suis simplement au milieu, sans amis ni ennemis.
Comment parler alors du bien et du mal.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.
La sagesse résonne en chacun
Ces textes sont des invitations à reconnaître notre nature véritable, au-delà des formes et des identités temporaires. Ils pointent vers cette évidence silencieuse qui est notre essence commune.
Que ces mots puissent résonner en toi et te ramener à cette paix fondamentale que tu es déjà.